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Aventures souvent nocturnes et plus souvent encore fantastiques dans
le Paris de la fin du XIXe siècle, écrites par Stéphane
Mouret et Jérôme Sorre et illustrées
par Fernando Goncalvès-Félix.
À première lecture, les protagonistes de la série ne sont pas sans rappeler certain détective de Baker Street ou ses nombreux avatars littéraires. Sur bien des points, pourtant, ils se distinguent du héros victorien imaginé par Sir Arthur Conan Doyle. Le plus évident est sans doute que ces incorrigibles viveurs ont irrémédiablement délaissé les misères fumeuses de l'opium pour des survoltages physiques et intellectuels tous azimuts. Le plus important est sans aucun doute que les auteurs ont d'ores et déjà décidé de laisser vieillir leurs héros: un cycle en sept époques a été planifié, qui s'étalera de 1871 à 1914 (puisque telle est la date qui, avec 14 ans de retard, sonne véritablement le glas du XIXe siècle). Les nouvelles qui composent ce cycle tentent donc de ressortir simultanément de deux genres: le fantastique et le récit historique, le deuxième n'étant jamais ici simple prétexte à introduire le premier.
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Faisons maintenant plus ample connaissance avec les membres actifs du Club Diogène :
| VAYEC: D'une pâleur herculéenne.
Le minet du Club avec Franklin - les deux jouent souvent à qui est
l'alter, qui est l'ego. Volontiers scandaleux (tenez : ne serait-ce, pour
l'époque, que par l'affichage obstiné d'une face glabre!
Autant par choix... que par incapacité à avoir de la barbe),
il a la noblesse que confère le désespoir. Son cynisme a
ceci de particulier qu'il est la plupart du temps dirigé contre
lui-même. De maintien aristocratique, hélas, sa façon
spectaculaire de se moucher, avec les doigts qui jouent au complet sur
le mouchoir grand déplié, comme s'il s'agissait d'un instrument
de musique, dépareille avec ses splendides manières.
FÉDOR: Fédor se dit russe et revendique haut et fort son identité slave. Son accent n'est jamais assez prononcé à son goût. On pourrait voir en lui un domestique zélé si on ignorait qu'il était l'égal absolu de ses comparses. Car allez savoir pourquoi, Fédor aime être servile, ouvrir les portes et servir l'absinthe... tout en se prétendant aux heures sombres le plus féroce des nihilistes. LISON: Une potelée potiche, celle-là! Ayez de la commisération pour elle: cette putain malgré elle, que les autres s'ingénient à duper de pseudo bellissimes histoires d'amour, est le souffre-douleur du Club. Sa forme d'intelligence à elle est l'innocence. Comparé à Camille, ses tenues sont à la fois plus légères et plus chargées, plus naturelles (ah! Exubérance érotique...) et plus sophistiquées. LE MARÉCHAL: Le doyen du Club! Son imposante stature, l'autoritarisme dont il fait preuve parfois lui valent probablement ce surnom. Car bien qu'il revendique à qui veut l'entendre que Napoléon lui-même le tenait en plus haute estime, sa carrière militaire fut très certainement aussi peu remplie que celle de ses demoiselles dont il aime tant desserrer les corsets. |
FRANKLIN: L'alter ego de Vayec. La même
jeunesse vorace, la bouffonnerie en plus. Sempiternellement mal fagoté,
l'écharpe souvent trop longue, lui qui réussit parfois à
faire honte à ses compères tant sa mise est lamentable n'en
demeure pas moins l'une des têtes pensantes les plus perspicaces
du Club. Cet érudit sombre parfois dans un romantisme effréné,
lorsque Lison pose son regard capiteux sur sa personne. Car Franklin aime
Lison, ce qui demeure incompréhensible.
CAMILLE: De prime abord, la personnalité la moins épicée du Club. Mais sa banalité apparente fait sa classe, elle fait ressortir sa supériorité tranquille sur le portrait de famille mouvementé que forment les autres - qui la respectent autant qu'ils sont capables de respecter. Ses vêtures indéfectiblement sobres lui donnent un air gris, mais son austérité, au bout du compte, est une mine d'élégance. D'ailleurs, Cam - puisqu'ainsi l'appellent Vayec et compagnie, n'est pas à l'abri des péchés. Plus que mignon, le sien est la boisson. D'ORVILLE: L'oeil gras, les mains pleines de poils, une coiffure en cul de singe, qui pourrait affectionner un tel personnage? Les membres du Club Diogène, malgré tout, apprécient en lui cette singulière complémentarité scélérate dont il fait preuve pour leur groupe. Il est vrai qu'à part éreinter les lits de la suite 52 avec Lison, il est tout de même peu aisé de dire à quoi sert d'Orville. Note: on le soupçonne de vices véritablement infamants. MONSIEUR: Le créateur du Club Diogène, et son hôte occasionnel. Il ne nous a pas donné l'autorisation de dévoiler quoi que ce soit le concernant; il faut dire que bien maigres sont les pièces que nous pouvons d'ailleurs verser à son sujet. Cet homme est tout mystère, comme sa malsaine juxtaposition d'un visage de poupon et de mains de vieillard, comme aussi ce courant d'air froid qui précède chacune de ses apparitions... |
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Après avoir fait l'objet d'une première série
sous forme de volumes, les aventures du Club
Diogène ont paru, le temps de six numéros, dans les pages
de L'Écho du Tonneau, une élégant journal de
huit pages de dimensions 18 x 29,7 cm vendu 2,95 euros. On trouvera ci-dessous
le sommaire des numéros parus avec en regard, un lien vous permettant
de les ajouter à votre panier.
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La pochette L'Écho du Tonneau
Indispensable pochette à rabats en carton artisanal qui vous permettra de ranger soigneusement votre collection complète de L'Écho du Tonneau*. Le tampon «Bibliothèque La Lanterne», apposé à l'encre rouge sur le coin inférieur droit, vous garantit son authenticité. 0,50 Euros.
* Vendu séparément.
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Chef d'oeuvre, novella de Stéphane
Mouret et Jérôme Sorre.
Ce premier volume de la série, met aux prises les membres du Club avec un curieux collectionneur dénommé Benjamin Lacurie. Quand certains collectionnent les autographes et d'autres les boutons de culotte, Lacurie semble s'être pris d'une passion irrépressible et quasi-mystique pour... les têtes humaines. Ce sera l'occasion pour le lecteur de faire la connaissance des sept membres du Club Diogène, cinq hommes et deux femmes aux caractères tranchés: Vayec, Franklin, Fédor, le Maréchal, d'Orville, Camille et Lison... autant de pseudonymes, car l'identité réelle, l'existence de chacun des membres sont scrupuleusement conservées secrètes. 4e de couverture:
ISBN-10 2-908254-34-4 - ISBN-13 978-2-908254-34-1 - 12
Euros.
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Vilaines Romances, recueil de Stéphane
Mouret et Jérôme Sorre.
Dans ce deuxième volume, Vayec apprend à ses dépens qu'on ne courtise pas impunément une prostituée fantôme, surtout si son ancien amant était un marin au long cours. Quant à cette chanteuse sur le retour, tout irait pour le mieux avec elle, s'il n'y avait ce prétendant insistant qui trucide allègrement tous ceux qui tentent de s'en approcher. Et d'ailleurs, ce curieux tueur d'amants, ne ressemble-t-il pas furieusement à Monsieur, le mystérieux initiateur des soirées du Club? 4e de couverture:
ISBN-10 2-908254-47-6 - ISBN-13 978-2-908254-47-1 - 12
Euros.
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